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Sub-Categories of LE NIYAMASĀRA
L’ÂME (Jiva)  
  CE QUI N’A PAS D’ÂME (Ajiva)
  L’ACTIVITÉ DE LA PENSÉE PURE ( Shuddha Bhava)
 

LA CONDUITE JUSTE PRATIQUE (Vyavahara Charitra)

  LE REPENTIR  (Pratikramana)
  LE RENONCEMENT  ( Pratyaichyana)
  LA CONFESSION   (Alochana)
 

L’EXPIATION  (Prayashchitta)

  L’ÉQUANIMITÉ  SUPRÊME  (Parama Samadhi)
  LA DÉVOTION SUPRÊME  (Parama  Bhakti)
  L’INDÉPENDANCE  RÉELLE (Nishchaya Avashyaka)
  LA CONSCIENCE PURE  ( Shudda Upayoga)

LE NIYAMASĀRA

CHAPITRE VI   LE RENONCEMENT  ( Pratyaichyana) 

41.  Celui qui, ayant abandonné toutes les formes de parole et qui s’étant détaché lui-même de toutes les activités futures, bonnes ou mauvaises,  de la pensée, médite sur son âme, est dit avoir le renoncement.

42.  Ce qui, par nature, connaît tout, perçoit tout, a tout pouvoir et tout bonheur c’est « je ». Un vrai connaisseur doit se réaliser lui-même ainsi.

43.  Ce qui n’abandonne jamais sa propre nature et qui n’assume jamais aucun aspect d’une autre nature, mais qui connaît et perçoit tout, c’est « je ». Un vrai connaisseur doit se réaliser lui-même ainsi.

44.  L’âme, qui est libre des quatre sortes d’asservissement karmique : par les karmas (prakriti), par la durée (sthiti), l’intensité de la fructification (anubhaga) et moléculaire (pradesha), c’est « je ». Un vrai connaisseur doit se réaliser lui-même ainsi et doit rester absorbé dans cette activité de pensée uniquement.

45.  Je renonce à l’attachement et je m’absorbe dans le non-attachement et l’âme seulement est mon soutien. J’abandonne tout le reste. Un vrai connaisseur doit se réaliser lui-même ainsi.

46.  L’âme seulement est dans ma connaissance, l’âme seulement est dans ma foi et dans ma conduite, l’âme seulement est dans mon renoncement, l’âme seulement est dans l’arrêt des karmas et dans la concentration  consciente pure. Un vrai connaisseur doit se réaliser lui-même ainsi.

47.  Une âme dans le monde est tuée seule, naît seule, meurt seule, et devient seule parfaite après être libérée des karmas. Un vrai connaisseur doit méditer ainsi.

48.  Mon âme est toujours une et éternelle. Elle a la connaissance et la perception comme ses différentia. Toutes les autres activités de la pensée me sont étrangères, parce qu’elles surgissent de la connexion de l’âme avec d’autres substances.

49.  Quelle que soit la conduite mauvaise qui est en moi, j’y renonce avec la triple activité du corps, de la parole et de la pensée et je pratique l’équanimité (samayika) qui est toute pure et sans forme de trois façons.

50.  J’ai l’équanimité envers tous les êtres vivants et je n’ai de mauvais sentiment envers aucun d’eux. Abandonnant tous les désirs, j’ai recours à la concentration de soi.

51.  Celui, qui est exempt des passions, qui a contrôlé ses sens et qui est courageux, ingénieux et craintif de la naissance et de la renaissance, est dit pratiquer le renoncement heureux.

52.  Ainsi, le saint qui est constamment engagé à faire la distinction entre l’âme et les karmas matériels, peut normalement atteindre le renoncement avec certitude.