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Préceptes sur la Connaissance valable
Préceptes sur les Points de vue
Préceptes sur la Théorie de la relativité et des sept  prédicats
Préceptes sur la Réconciliation ou la Synthèse
Préceptes sur l’Installation
Conclusion
Hymne à Mahavira

SAMANA  SUTTAM
(SHRAMANA  SUTRA)  
 

Quatrième Partie
LA THÉORIE JAÏNE DE LA RELATIVITÉ

40. Syādvāda et saptabhangī sūtra.

(714) L’objet du naya ou du pramāna, s’il est conditionnel est appelé relatif, et sinon, absolu. L’objet du naya ou du pramāna est appelé relatif, s’il est conditionnel, et absolu s’il est inconditionnel.
(715) Le mot « syāt » est un mot qui nie toute inconditionnalité, un mot qui est de la forme grammaticale appelée « nipāta » (une particule non dérivée) et un mot qui démontre toutes les choses comme conditionnelles.
(716) Les prédicats sont sept - qu’ils soient sous forme de pramāna ou de naya propre ou de naya impropre. L’énoncé caractérisé par syāt (sous certain aspect) est pramāna ; celui qui n’exclut pas les autres probabilités est un naya propre, celui qui nie absolument les autres probabilités est un naya impropre.
(717) « C’est », « ce n’est pas », « c’est et ce n’est pas », « c’est indescriptible », « c’est et c’est indescriptible », « ce n’est pas et c’est indescriptible » et « c’est, ce n’est pas et c’est indescriptible » ces sept prédicats, chacun contenant le mot « syāt », constituent des prédicats sous la forme de pramāna.
(718) Chaque substance saisie sous la forme de « cette substance », etc. est de la nature de quelque chose qui existe ; la même, saisie sous la forme d’ « une substance autre que celle-ci », etc. est de la nature de quelque chose qui n’existe pas
(719) Lorsque c’est saisi sous les deux formes ci-dessus, c’est de la nature de quelque chose existant aussi bien que non-existant, quand c’est saisi simultanément sous les deux formes ci-dessus, c’est quelque chose d’indescriptible dans trois formes additionnelles c’est en même temps traité comme quelque chose qui existe, quelque chose qui n’existe pas ou quelque chose à la fois qui existe et qui n’existe pas.
(720) « C’est », « ce n’est pas », « c’est et ce n’est pas », « c’est indescriptible », « c’est et c’est indescriptible », « ce n’est pas et c’est indescriptible » et « c’est, ce n’est pas et c’est indescriptible » - ces sept prédicats, appartenant à une substance, quand elles sont caractérisées par « syāt » ( sous certain aspect) sont appelés des nayas impropres.
(721) Lorsqu’une propriété d’une chose est saisie, la propriété opposée est aussi saisie automatiquement parce que les deux propriétés constituent la nature de cette chose. Ainsi, par rapport à la nature de toutes choses, les prédicats susdits doivent être faits.