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Sub-Categories of LE SAMAYASĀRA

 Préceptes sur les Êtres favorables

 Préceptes sur les Enseignements du Jina 
 Préceptes sur l’Ordre religieux   
 Préceptes sur l’Exposé scriptural
 Préceptes sur le Cycle des transmigrations
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 Préceptes sur la Religion 

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Préceptes sur la Foi juste 
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Préceptes sur la Religion des laïcs
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Préceptes sur l’Attention et le Contrôle de soi
Préceptes sur les Devoirs obligatoires
Préceptes sur la Pénitence
Préceptes sur la Réflexion
Préceptes sur la Coloration de l’âme
Préceptes sur le Progrès spirituel
Préceptes sur la Mort sans passion
Préceptes sur le Fondamental
Préceptes sur la Substance
Préceptes sur l’Univers
Préceptes sur le Non-absolutisme
Préceptes sur la Connaissance valable
Préceptes sur les Points de vue
Préceptes sur la Théorie de la relativité et des sept  prédicats
Préceptes sur la Réconciliation ou la Synthèse
Préceptes sur l’Installation
Conclusion
Hymne à Mahavira

SAMANA  SUTTAM
(SHRAMANA  SUTRA)  
 

Troisième partie
LA THÉORIE JAÏNE DE LA RELATIVITÉ

37. Les Préceptes sur le non-absolutisme (Anekāntasūtra)

(660) Sans quoi, même les affaires du monde ne peuvent pas être mises à exécution, je m’incline devant l’anekāntavāda (le non-absolutisme), le seul précepteur du monde.
(661) La substance est la demeure des attributs et ceux-ci sont hébergés par la substance. La caractéristique distinctive du mode c’est qu’il dépend des deux.
(662) Il n’y a pas de substance sans modes, il n’y a pas de modes sans substance. Les caractéristiques de la substance sont l’apparition, la permanence et la destruction.
(663) Il n’y a pas d’apparition sans destruction, ni de destruction sans apparition, alors que ni l’apparition, ni la destruction ne sont possibles sans une substance permanente.
(664) L’apparition, la permanence et la destruction appartiennent aux modes (et non à la substance), mais comme les modes ont sans aucun doute la forme d’une substance, tout ce qui existe a la forme d’une substance.
(665) Puisqu’ en un seul et même moment la substance est sujette à trois états : l’apparition, la permanence et la destruction, ces trois états constituent véritablement une substance.
(666) Le mode d’une substance qui émerge est un et celui qui disparaît est un autre que lui, alors que la substance ni n’émerge, ni ne disparaît.
(667) L’individu reste la même personne de sa naissance jusqu’au moment de sa mort, bien qu’il prenne les divers états d’enfance, etc.
(668) Les modes des choses qui sont communs à toutes sont universels, tandis que ceux qui ne le sont pas sont particuliers, mais les deux appartiennent à la même.
(669) Les cognitions d’une substance sont universelles et particulières et sont non contredites. C’est la vraie cognition tandis que le contraire ne l’est pas.
(670) Une et même personne assume les rapports de père, de fils, de petit-fils, de neveu et de frère, mais il est le père d’ un d’eux et non du reste (tel est aussi le cas avec toutes les choses).
(671) Une personne possède assurément des rapports alternatifs et assume aussi un rapport unique. Mais celui qui attribue exclusivement à cette personne soit l’un soit l’autre rapport n’est assurément pas versé dans les écritures.
(672) Les qualités particulières (d’une substance) sont mêlées ensemble comme le lait et l’eau, aussi il n’est pas juste de les distinguer exclusivement comme « cette » ou « cette autre » qualité.
(673) Un moine, qui doute du sens d’un verset, doit adopter sans aucun orgueil le point de vue relatif dans son interprétation. Un moine sage, qui a affaire à d’autres moines qui suivent la voie juste dans leur pratique de la religion, doit prêcher avec équanimité dans un langage sincère et non équivoque.