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Sub-Categories of LE SAMAYASĀRA

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 Préceptes sur le Cycle des transmigrations
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 Préceptes sur la Religion 

 Préceptes sur le Contrôle de soi

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Préceptes sur l’Attention et le Contrôle de soi
Préceptes sur les Devoirs obligatoires
Préceptes sur la Pénitence
Préceptes sur la Réflexion
Préceptes sur la Coloration de l’âme
Préceptes sur le Progrès spirituel
Préceptes sur la Mort sans passion
Préceptes sur le Fondamental
Préceptes sur la Substance
Préceptes sur l’Univers
Préceptes sur le Non-absolutisme
Préceptes sur la Connaissance valable
Préceptes sur les Points de vue
Préceptes sur la Théorie de la relativité et des sept  prédicats
Préceptes sur la Réconciliation ou la Synthèse
Préceptes sur l’Installation
Conclusion
Hymne à Mahavira

SAMANA  SUTTAM
(SHRAMANA  SUTRA)  
 

Deuxième Partie
LA VOIE DE LA LIBÉRATION

33. Préceptes des morts sans passion (Samlekhanāsūtra)

(567) Le corps est appelé un bateau, l’âme est un marin, l’existence dans le monde est un océan que les grands sages traversent.
(568) Celui qui a un œil sur son voyage ascensionnel (la libération) ne doit pas penser aux objets extérieurs (i.e. aux plaisirs du monde) ; il doit protéger son corps pour annihiler les karmas passés.
(569) L’homme qui possède une disposition calme doit mourir, l’homme qui possède une disposition lâche doit aussi mourir ; aussi, puisque la mort est inévitable dans tous les cas, il vaut mieux mourir avec une disposition calme.
(570) La mort d’un homme sage met fin à des centaines de naissances ; donc, on doit mourir d’un telle mort car on gagne le titre de bien-mort.
(571) Une personne sage, qui est exempte d’anxiété, meurt tout de suite d’une mort paisible ; par une telle mort, elle met immédiatement une fin à un nombre infini de morts.
(572) On doit entreprendre chaque activité avec la peur de l’asservissement (i.e. des possibilités d’asservissement), on doit prolonger sa vie dans l’espoir d’acquérir toujours de nouveaux gains dans le futur et, à la fin, on doit détruire ses souillures avec prudence.
(573) Celui qui n’a pas de peur d’aucune sorte devant lui, ne doit pas faire le vœu de s’abstenir de nourriture et d’eau ; s’il cherche la mort, il doit être traité comme dégoûté en raison de son état de moine i.e. mort par le jeûne.
(574) Le sallekhanā, i.e. la mort par le jeûne, est de deux sortes, interne et externe ; le sallekhanā interne consiste à émacier les passions alors que l’externe consiste à émacier le corps.
(575))Un moine (qui fait le vœu de sallekhanā) doit, d’abord, maîtriser ses passions et (ensuite) réduire graduellement sa nourriture ; quand son corps devient extrêmement faible, il doit arrêter de prendre toute nourriture.
(576) Une personne dont l’esprit est pur, n’a pas besoin d’un lit de paille ni d’un terrain impeccable ; son âme elle-même devient son lit.
(577 et 578 Les épines mentales (shalya), comme la tromperie, l’attitude perverse et le désir de plaisirs du monde dans la vie suivante, chez une personne qui observe le vœu de sallekhanā, lui causent une plus grande souffrance qu’une arme souillée, un poison, un démon, une amulette portant malheur ou un serpent en colère, car, en présence des ces shalyas, la compréhension juste devient impossible et l’implication dans un cycle de transmigrations infinies devient inévitable.
(579) Un moine qui est dénué d’orgueil coupe les trois racines de la renaissance i.e. les épines de la croyance fausse, de la tromperie et du désir du plaisir du monde dans la vie suivante.
(580) De ce fait, les personnes qui meurent attachées à une croyance fausse ou pleines de désir de jouissance sensuelle en récompense des bons actes exécutés, sujettes à la krishna leshyā (à la coloration noire) ne trouvent pas facile d’atteindre la connaissance juste.
(581) (D’un autre côté), les personnes qui meurent attachées à la foi juste, sans désir de jouissance sensuelle en récompense des bons actes réalisés, sujettes à la shukla leshyā ( la coloration blanche), trouvent qu’il est facile d’atteindre la connaissance juste.
(582) Celui qui est désireux d’effectuer ārādhanā (la série d’actes favorables à faire au moment de la mort) doit toujours réaliser le parikarman (la pratique de la série d’actes favorables) ; car quelqu’un dont l’esprit est plongé dans le parikarman trouve qu’il est facile d’effectuer ārādhanā.
(583 et 584) Celui qui est né dans une famille royale et qui fait ses exercices (militaires) régulièrement devient compétent pour gagner toutes les guerres ; de même, un moine qui s’engage régulièrement dans la méditation et la pratique des vœux de la vie monastique, vainc son esprit et devient compétent pour pratiquer la méditation à sa mort.
(585) Fixez (votre) âme sur la voie de la libération et méditez sur cette âme uniquement ; soyez toujours occupés à cela et non à une autre substance.
(586) On doit abandonner le désir des plaisirs dans ce monde et aussi dans le suivant ; on doit abandonner le goût pour la vie, pour la mort ou par les jouissances et penser aux mauvaises conséquences possibles dans le monde de la transmigration.
(587) On a une naissance dans un état misérable, en s’adonnant aux autres substances i.e. aux choses du monde, et une naissance dans un bon état, en étant absorbé dans la contemplation de son âme ; sachant cela, on doit être absorbé dans la méditation sur son âme et s’abstenir de penser aux autres substances.