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Sub-Categories of LE SAMAYASĀRA

 Préceptes sur les Êtres favorables

 Préceptes sur les Enseignements du Jina 
 Préceptes sur l’Ordre religieux   
 Préceptes sur l’Exposé scriptural
 Préceptes sur le Cycle des transmigrations
 Préceptes sur les Karmas
 Préceptes sur la Foi erronée
 Préceptes sur le Renoncement à l’attachement   
 Préceptes sur la Religion 

 Préceptes sur le Contrôle de soi

Préceptes sur la Non-possessivité
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Préceptes sur la Vigilance
Préceptes sur l’Éducation
Préceptes sur l’Âme
Préceptes sur la Voie de la libération
Préceptes sur les Trois Joyaux
Préceptes sur la Foi juste 
Préceptes sur la Connaissance juste
Préceptes sur la Conduite juste 
Préceptes sur la Réalisation spirituelle
Préceptes sur les Deux voies de la religion
Préceptes sur la Religion des laïcs
Préceptes sur la Religion des moines
Préceptes sur les Vœux
Préceptes sur l’Attention et le Contrôle de soi
Préceptes sur les Devoirs obligatoires
Préceptes sur la Pénitence
Préceptes sur la Réflexion
Préceptes sur la Coloration de l’âme
Préceptes sur le Progrès spirituel
Préceptes sur la Mort sans passion
Préceptes sur le Fondamental
Préceptes sur la Substance
Préceptes sur l’Univers
Préceptes sur le Non-absolutisme
Préceptes sur la Connaissance valable
Préceptes sur les Points de vue
Préceptes sur la Théorie de la relativité et des sept  prédicats
Préceptes sur la Réconciliation ou la Synthèse
Préceptes sur l’Installation
Conclusion
Hymne à Mahavira

SAMANA  SUTTAM
(SHRAMANA  SUTRA)  
 

Deuxième Partie
LA VOIE DE LA LIBÉRATION

30) Préceptes sur la réflexion (Anuprekshāsūtra)

(505) Même quand la méditation ordinaire est terminée, avant d’entreprendre la méditation appelée « dharma-dhyāna », un moine doit constamment plonger sa pensée dans une profonde réflexion concernant les choses éphémères, etc.
(506) (Un moine) doit réfléchir au caractère transitoire, impuissant, solitaire et distinct (du corps et de l’âme), à l’existence ordinaire, au monde terrestre, à l’impureté, à l’invasion des karmas, à l’arrêt de l’invasion karmique, à la libération des karmas, à la religion et à l’illumination.
(507) Sachez que la naissance est accompagnée de la mort, que la jeunesse est suivie par la vieillesse, que la richesse est périssable. Ainsi, doit-on réfléchir au fait que tout est passager.
(508) Après vous être débarrassé de la grande illusion et avoir réfléchi que tous les objets des sens sont passagers, cultivez un esprit détaché de façon à pouvoir atteindre le bonheur suprême.
(509) Un fou pense que la richesse, les animaux et les parents sont ses protecteurs, en se disant : ils sont miens. En fait, ils ne sont ni ses protecteurs ni son refuge.
(510) Je sais que ce sont toutes (les formes) d’attachements ; je dois ôter ces défauts, connus sous le nom de shalya, de mon esprit, de mes paroles et de mon corps ; les guptis et les samitis sont mes protecteurs et mes refuges.
(511) Réfléchissez au cycle des transmigrations où un jeune, hautement fier de sa beauté, naît après sa mort comme un minuscule insecte dans son propre corps mort.
(512) Il n’existe pas de lieu dans ce monde, même aussi minuscule qu’un bout de cheveu, où une âme n’a pas souffert les tourments des naissances et des morts plusieurs fois.
(513) Oh ! cet océan de l’existence ordinaire est difficile à traverser ; il y a beaucoup de crocodiles sous la forme de maladie, de vieillesse et de mort ; il y a une grande masse d’eau sous la forme de naissances et de morts constantes, le résultat de tout cela c’est une terrible souffrance.
(514) Une âme dotée des Trois Joyaux constitue un excellent gué. On peut traverser l’océan du cycle des transmigrations à l’aide du divin navire des Trois Joyaux.
(515) Dans ce monde où chacun doit souffrir des fruits de ses karmas individuellement, y a-t’il une personne que l’on peut appeler parente ou étrangère ?
(516) Mon âme dotée de connaissance et de foi est seule mienne, de façon permanente ; toutes les autres sont étrangères à moi et dans la nature des accessoires externes.
(517) Toutes les séries de souffrances supportées par une âme sont nées de ces associations étrangères ; par conséquent, je coupe de bon cœur les contacts avec toutes ces associations étrangères.
(518) Une personne folle s’afflige de la mort d’une autre personne lorsqu’elle est partie pour assumer une autre naissance, mais elle ne pense pas à sa propre âme qui souffre dans cet océan de l’existence ordinaire.
(519) Celui qui réfléchit à son âme, après qu’il sait que, en principe, son corps est distinct de son âme, obtient des résultats efficaces.
(520) Qu’est-ce qui est auspicieux dans ce corps, qui est constitué de chair et d’os, rempli d’urine et d’excrément, et de matière souillée par neuf orifices ?
(521) Ainsi absorbé dans une expérience de calme, la personne qui renonce à l’état mental né de l’illusion - considérant qu’ils méritent qu’elle y renonce - entreprend vraiment une réflexion profonde sur l’invasion karmique.
(522) Un moine qui contrôle ses sens par la maîtrise de sa pensée, de ses paroles et de son corps, et qui veille à l’observance des samitis i.e. les cinq sortes de vigilances, empêche l’invasion des karmas et n’attirera pas la poussière de nouveaux karmas.
(523) Ayant compris la nature de l’existence dans le monde et le manque de valeur de longues transmigrations dans la vie ordinaire, un moine doit s’exercer à méditer sur sa résidence au-dessus de l’univers (i.e. shiddha-shilā) où la vie est remplie de bonheur.
(524) Le Jina a prêché que la dissociation de la matière karmique (du soi) est appelée nirjarā. Sachez que les moyens du samvara (de l’arrêt) sont aussi les moyens du nirjarā.
(525) Pour les êtres vivants qui flottent dans les courants de la vieillesse et de la mort, la religion est la meilleure île, le lieu du repos et le suprême refuge.
(526) Même après être né dans un corps humain, ce qui est le plus difficile c’est d’écouter les textes scripturaux ; les ayant écoutés, on accepte la pénitence, le pardon et la non-violence (ahimsā).
(527)Même après avoir écouté le texte religieux, il est extrêmement difficile de cultiver la foi en lui, parce qu’il y a beaucoup de gens qui, même après avoir appris la voie juste, dévient d’elle.
(528) Même après avoir écouté la science sacrée et acquis une foi solide en elle, il est encore difficile d’entreprendre l’effort nécessaire, car assurément il y a beaucoup de gens qui, même ayant une foi solide dans la religion, ne la pratiquent pas.
(529) Une personne qui a purifié son âme par l’activité de sa pensée ressemble à un bateau ; comme le bateau traverse un océan, de même une telle personne atteint la libération de toute misère.
(530)Les douze anuprekshās (réflexions profondes), l’abstinence, le repentir, la confession et la méditation, on doit profondément méditer sur ces réflexions.