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Sub-Categories of LE SAMAYASĀRA

 Préceptes sur les Êtres favorables

 Préceptes sur les Enseignements du Jina 
 Préceptes sur l’Ordre religieux   
 Préceptes sur l’Exposé scriptural
 Préceptes sur le Cycle des transmigrations
 Préceptes sur les Karmas
 Préceptes sur la Foi erronée
 Préceptes sur le Renoncement à l’attachement   
 Préceptes sur la Religion 

 Préceptes sur le Contrôle de soi

Préceptes sur la Non-possessivité
Préceptes sur la Non-violence
Préceptes sur la Vigilance
Préceptes sur l’Éducation
Préceptes sur l’Âme
Préceptes sur la Voie de la libération
Préceptes sur les Trois Joyaux
Préceptes sur la Foi juste 
Préceptes sur la Connaissance juste
Préceptes sur la Conduite juste 
Préceptes sur la Réalisation spirituelle
Préceptes sur les Deux voies de la religion
Préceptes sur la Religion des laïcs
Préceptes sur la Religion des moines
Préceptes sur les Vœux
Préceptes sur l’Attention et le Contrôle de soi
Préceptes sur les Devoirs obligatoires
Préceptes sur la Pénitence
Préceptes sur la Réflexion
Préceptes sur la Coloration de l’âme
Préceptes sur le Progrès spirituel
Préceptes sur la Mort sans passion
Préceptes sur le Fondamental
Préceptes sur la Substance
Préceptes sur l’Univers
Préceptes sur le Non-absolutisme
Préceptes sur la Connaissance valable
Préceptes sur les Points de vue
Préceptes sur la Théorie de la relativité et des sept  prédicats
Préceptes sur la Réconciliation ou la Synthèse
Préceptes sur l’Installation
Conclusion
Hymne à Mahavira

SAMANA  SUTTAM
(SHRAMANA  SUTRA)  
 

Deuxième Partie
LA VOIE DE LA LIBÉRATION

25.Préceptes sur les vœux (Vratasūtra)

(364) Un moine sage, après avoir fait les cinq grands vœux de non-violence, de sincérité, d’honnêteté, de chasteté et de non-possessivité, doit pratiquer la religion prêchée par le Jina.
(365) Un moine qui est sans épines de caractère (shalya) observe véritablement les (cinq) grands vœux ; les vœux deviennent inefficaces du fait de trois épines de caractère i.e. le désir du retour au monde pour ses bons actes, la fausse foi et la tromperie.
(366) Celui, qui manifeste du désir pour les plaisirs sans valeur du monde, et qui méprise le bonheur de l’émancipation, est comme une personne qui détruit une (vraie) pierre précieuse pour un (brillant) morceau de verre.
(367) L’état mental sous forme d’abstention de tuer des êtres vivants après avoir eu connaissance d’eux concernant leur espèce, leur lieu de naissance, leurs particularités et (mārganasthāna) est appelé le premier vœu (viz. ne pas tuer).
(368) L’ahimsā est le cœur de toutes les étapes de la vie, le cœur de tous les textes sacrés, la somme (pinda) et la substance (sāra) de tous les vœux et de toutes les vertus.
(369) On ne doit pas dire ou inciter les autres à dire des paroles fausses blâmables, soit dans son propre intérêt ou dans celui d’un autre, par colère ou par peur.
(370) Celui, qui renonce au désir de prendre quelque chose qui appartient à d’autres, en la voyant gisant dans un village, une ville ou une forêt, observe le troisième vœu de ne pas voler.
(371) Rien d’animé ou d’inanimé, bon marché ou non, pas même un morceau de bois servant de brosse à dents (ne doit être pris) sans qu’on le demande, alors que l’on se trouve dans un lieu de résidence fixé.
(372) Un moine sorti pour mendier ne doit pas aller au-delà de la limite de territoire prescrite ; donc, ayant auparavant une information sur les familles où il est permis aux moines de mendier leurs aumônes, il doit errer dans un espace limité de territoire.
(373) Comme le rapport sexuel est à la racine de toute irréligiosité et est de la forme d’une accumulation massive de grands défauts, le moine immanquablement s’en abstient.
(374) Lorsque vous rencontrez les trois sortes de femmes, voyez en elles les reflets d’une mère, d’une fille et d’une sœur (suivant leur âge) et abstenez-vous de raconter des histoires sur les femmes ; le célibat est digne de vénération dans tous les trois mondes.
(375) Le cinquième vœu, pour les moines qui suivent la conduite juste, c’est le renoncement aux attachements à toutes choses avec un esprit dépassionné.
(376) A quoi sert un argument de plus pour ceux qui ne désirent pas renaître ? Le Jina suprême a indiqué qu’ils ne doivent pas avoir d’attachement même pour leurs corps et qu’ils doivent s’abstenir d’embellir leurs corps.
(377) Un moine ne peut garder que les choses qui sont nécessaires à l’observance des vœux, qui ne sont pas désirées par les gens dans le monde et qui sont incapables de créer un attachement ; toute chose susceptible de créer le moindre attachement est inacceptable pour un moine.
(378) Si, en liaison avec sa nourriture et son errance, un moine agit en prenant en considération le lieu, le temps, le travail nécessaire, sa propre capacité, les instruments requis, il pourra y avoir un petit asservissement des karmas.
(379) Jñātaputra ( Bhagavān Mahāvīra) a dit qu’un objet lui-même est sans possessivité ; ce que ce grand saint a dit c’est que l’attachement à un objet est possessivité.
(380) Un moine ne doit rien prendre, pas même un petit peu de nourriture collée à son bol à aumônes ; comme un oiseau vole au loin avec ses ailes, de même, il doit errer seul sans avoir aucun moyen.
(381) Même lorsqu’il y a beaucoup de draps, de lits, de sièges, de nourriture et de boisson, un moine qui désire seulement un peu et qui s’en contente est digne d’adoration.
(382) Un moine ne doit pas désirer, même dans sa pensée, manger après le coucher du soleil et avant le lever du soleil.
(383) Il y a d’innombrables petits êtres vivants, mobiles et immobiles, qui sont invisibles la nuit ; comment un moine peut-il se mouvoir pour chercher de la nourriture à ce moment-là ?