SAMANA SUTTAM
(SHRAMANA SUTRA)
Deuxième Partie
LA VOIE DE LA LIBÉRATION
22.Préceptes sur les deux voies de la religion (Dvividha Dharma sutra)
(296) Le Seigneur Jina, qui a vaincu la naissance, la vieillesse et la mort, a
parlé de deux voies : l’une pour les maîtres de maisons vertueux et l’autre
pour les moines vertueux.
(297) La charité et le culte sont les premiers devoirs religieux d’un maître
de maison (un laïc) ; sans eux, on ne peut pas être un shrāvaka (un maître de
maison). La méditation et l’étude des écritures sont les devoirs principaux
d’un moine vertueux ; il ne peut pas y avoir de moine sans eux.
(298) Dans certains cas, les maîtres de maison sont supérieurs à certains
moines, sur le plan de la conduite. Mais, dans l’ensemble, les moines sont
supérieurs dans leur conduite au maître de maison.
(299) Aussi longtemps que je ne suis pas capable de quitter la maison et de me
faire moine avec la tête rasée, j’accepte, en présence des moines, aimés des
dieux, d’observer les douze vœux du maître de maison, c’est-à-dire : les cinq
petits vœux (anuvratas) et les sept vœux de discipline (shikshāvratas) tels
qu’ils sont prescrits pour un laïc.
(300) La religion d’un maître de maison consiste à observer les cinq petits
vœux et les sept vœux de discipline. Un maître de maison qui les observe tous
ou certains, devient un moine partiel (i.e. un maître de maison pieux).