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Sub-Categories of LE SAMAYASĀRA

 Préceptes sur les Êtres favorables

 Préceptes sur les Enseignements du Jina 
 Préceptes sur l’Ordre religieux   
 Préceptes sur l’Exposé scriptural
 Préceptes sur le Cycle des transmigrations
 Préceptes sur les Karmas
 Préceptes sur la Foi erronée
 Préceptes sur le Renoncement à l’attachement   
 Préceptes sur la Religion 

 Préceptes sur le Contrôle de soi

Préceptes sur la Non-possessivité
Préceptes sur la Non-violence
Préceptes sur la Vigilance
Préceptes sur l’Éducation
Préceptes sur l’Âme
Préceptes sur la Voie de la libération
Préceptes sur les Trois Joyaux
Préceptes sur la Foi juste 
Préceptes sur la Connaissance juste
Préceptes sur la Conduite juste 
Préceptes sur la Réalisation spirituelle
Préceptes sur les Deux voies de la religion
Préceptes sur la Religion des laïcs
Préceptes sur la Religion des moines
Préceptes sur les Vœux
Préceptes sur l’Attention et le Contrôle de soi
Préceptes sur les Devoirs obligatoires
Préceptes sur la Pénitence
Préceptes sur la Réflexion
Préceptes sur la Coloration de l’âme
Préceptes sur le Progrès spirituel
Préceptes sur la Mort sans passion
Préceptes sur le Fondamental
Préceptes sur la Substance
Préceptes sur l’Univers
Préceptes sur le Non-absolutisme
Préceptes sur la Connaissance valable
Préceptes sur les Points de vue
Préceptes sur la Théorie de la relativité et des sept  prédicats
Préceptes sur la Réconciliation ou la Synthèse
Préceptes sur l’Installation
Conclusion
Hymne à Mahavira

SAMANA  SUTTAM
(SHRAMANA  SUTRA)  
 

Deuxième Partie
LA VOIE DE LA LIBÉRATION

16. Préceptes sur la voie de la libération (Mokshamārgasūtra)

(192) « La voie » et le « résultat de (suivre) la voie » ces deux choses ont été affirmées dans la discipline prêchée par les Jinas. Réellement, « la foi juste » est la voie et la libération est le résultat.
(193)La foi, la connaissance et la conduite constituent ensemble la voie de la libération ; c’est la voie à suivre. Les saints ont dit que si elle est suivie de façon correcte elle conduira à la libération, sinon elle conduira à l’asservissement.
(194) Si une personne sage considère, par ignorance, qu’en faisant un acte pur (i.e. religieux) elle n’aura pas de chagrin, elle suit une vue erronée i.e. une croyance fausse.
(195)Une abhavya Jīva (une âme fondamentalement incapable d’atteindre la libération), même si elle observe les cinq vœux, les cinq sortes de vigilances, les trois sortes de contrôle de soi, le code de moralité et les diverses sortes d’austérités comme établis par le Jina, manque de compréhension juste et possède une fausse croyance.
(196)Il est prêché par le Jina que toutes les actions d’une personne qui ne connaît pas les trois joyaux, des points de vue empirique et réel, sont mauvaises.
(197)Une abhavya Jīva, même si elle manifeste sa foi dans la religion, a confiance en elle, l’aime bien et la pratique, fait cela en vue d’obtenir quelque jouissance du monde et non pour annihiler ses karmas.
(198) Une disposition favorable envers le gain terrestre assure du mérite (punya) alors qu’une disposition défavorable envers le gain terrestre assure du péché (pāpa), mais celui qui demeure non préoccupé par des choses étrangères et qui jouit de sa nature pure peut mettre fin a sa souffrance.
(199) Celui qui aspire au mérite, i.e. au bien-être terrestre, aspire à la vie dans le monde ordinaire ; le mérite (punya) est capable d’assurer un état d’existence agréable ; mais c’est la cessation des mérites (punya karma) seulement qui mène à la libération.
(200) Sachez qu’un karma défavorable (produit) de la souffrance, tandis qu’un karma favorable produit du bonheur ( dans le monde) ; mais comment peut-on dire qu’un karma favorable produit du bonheur alors qu’il conduit à l’existence ordinaire ?
(201) De même que des chaînes, qu’elles soient en fer ou en or, asservissent une personne, de même le karma, qu’il soit favorable (punya) ou défavorable (pāpa), asservit l’âme.
(202) Par conséquent, ne manifestez pas d’attachement ou d’association avec l’un ou l’autre. On perd sa libération par l’attachement ou l’association avec ce qui est mauvais.
(203)Il est bien mieux d’atteindre le ciel en observant les vœux et les pénitences que de souffrir en enfer en faisant le mal. Il y a une grande différence entre l’un qui se tient à l’ombre et l’autre qui se tient au soleil.
(204)Par le mérite (punya karma) on peut atteindre l’état de cakravartī (i.e. de royauté suprême) où un grand honneur est fait par les Vidyādharas (les demi-dieux), les dieux et les hommes par des louanges avec les mains jointes et l’offrande de guirlandes, mais certainement on ne peut pas atteindre la connaissance juste d’un bhavya (i.e. d’une âme apte à la libération).
(205)Les hommes méritants (punyātmā), après avoir bénéficié du statut divin dans le ciel à la fin de leur vie, renaîtront comme êtres humains avec dix sortes de plaisirs du monde.
(206 et 207) Après avoir connu, pendant toute la vie, des plaisirs incomparables propres aux êtres humains, on atteint la connaissance juste qui mène à la libération en fonction des réalisations religieuses effectuées dans les naissances antérieures. Ayant réalisé que quatre choses: la naissance humaine, l’audition des écritures, la foi dans les écritures et l’effort pratique approprié sont difficiles à atteindre, on observe la contrôle de soi et, après avoir annihilé ses karmas antérieurs par la pénitence, on devient pour toujours une âme émancipée.