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Sub-Categories of LE SAMAYASĀRA

 Préceptes sur les Êtres favorables

 Préceptes sur les Enseignements du Jina 
 Préceptes sur l’Ordre religieux   
 Préceptes sur l’Exposé scriptural
 Préceptes sur le Cycle des transmigrations
 Préceptes sur les Karmas
 Préceptes sur la Foi erronée
 Préceptes sur le Renoncement à l’attachement   
 Préceptes sur la Religion 

 Préceptes sur le Contrôle de soi

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Préceptes sur l’Âme
Préceptes sur la Voie de la libération
Préceptes sur les Trois Joyaux
Préceptes sur la Foi juste 
Préceptes sur la Connaissance juste
Préceptes sur la Conduite juste 
Préceptes sur la Réalisation spirituelle
Préceptes sur les Deux voies de la religion
Préceptes sur la Religion des laïcs
Préceptes sur la Religion des moines
Préceptes sur les Vœux
Préceptes sur l’Attention et le Contrôle de soi
Préceptes sur les Devoirs obligatoires
Préceptes sur la Pénitence
Préceptes sur la Réflexion
Préceptes sur la Coloration de l’âme
Préceptes sur le Progrès spirituel
Préceptes sur la Mort sans passion
Préceptes sur le Fondamental
Préceptes sur la Substance
Préceptes sur l’Univers
Préceptes sur le Non-absolutisme
Préceptes sur la Connaissance valable
Préceptes sur les Points de vue
Préceptes sur la Théorie de la relativité et des sept  prédicats
Préceptes sur la Réconciliation ou la Synthèse
Préceptes sur l’Installation
Conclusion
Hymne à Mahavira

SAMANA  SUTTAM
(SHRAMANA  SUTRA)  
 

Première Partie

15. Préceptes sur l’âme (Ātmasūtra)

(177) Tenez pour certain que l’âme est la demeure d’excellentes vertus, la meilleure des substances et la plus haute des réalités parmi les réalités.
(178) Les Jīvas (âmes) sont de trois sortes : 1) extraverties, 2) intraverties et 3) suprêmes. Les âmes suprêmes sont de deux sortes : 1) les Arhats (les âmes valeureuses) et 2) les Siddhas (les âmes libérées).
(179) Celui, qui est dirigé par ses sens est extraverti ou bahirātmā et celui qui exerce la discrétion de soi (i.e. qui n’est pas guidé par des facteurs extérieurs), est intraverti ou antarātmā. Le soi qui est libéré de la pollution des karmas est paramātmā.
(180) Les Arhats sont ceux qui connaissent tous les objets par leur omniscience et qui ont des corps humains, les Siddhas sont ceux qui sont dotés du bonheur le plus grand et qui possèdent un corps sous forme de connaissance.
(181) Le Seigneur Jineshvara a dit « abandonnant l’attitude extravertie par votre pensée, votre parole et votre corps, réalisez l’ antarātmā et contemplez l’âme suprême (paramātmā) ».
(182)Les transmigrations dans les quatre espèces d’êtres vivants, la naissance, la vieillesse, la mort, la maladie, le chagrin, une famille, un lieu de naissance, un statut dans le système des jīvasthānas, un statut dans le système des mārganāsthānas, aucune de ces choses (réellement) n’appartiennent à une âme.
(183)L’âme n’a ni couleur, ni goût, ni odeur, ni toucher, ni genre comme mâle, femelle ou neutre, ni de forme corporelle, ni de structure osseuse.
(184)Tous ces états des êtres sont dits du point de vue empirique. Du point de vue réel, toutes les âmes, y compris les âmes ordinaires, sont parfaites par nature.
(185)Sachez qu’en fait l’âme n’a pas de goût, de forme, d’odeur et de sexe. Elle est indescriptible et elle possède une conscience, elle n’est pas sujette à cognition inférentielle et elle est sans structure corporelle.
(186)L’âme pure est sans activités de la pensée, de la parole et du corps. Elle est indépendante, infaillible et sans peur. Elle est aussi sans ego, sans attachement et sans illusion.
(187)L’âme pure est sans complexes, attachement, tâches, désir, colère, orgueil, luxure et toutes autres sortes de défauts.
(188) L’état de pur connaisseur n’est ni vigilant, ni non vigilant (parce que vigilant signifie : absence de passions et non-vigilant présence de passions). Le soi connaisseur est appelé pur parce qu’il est uniquement connaisseur et rien d’autre.
(189)L’âme n’est ni le corps, ni la pensée, ni la parole, ni leur cause. Elle n’est ni l’auteur, ni la cause de l’action, ni l’approbateur de l’action.
(190)Sachant que l’âme pure est différente de tout autre chose, y a-t’il un homme sage qui dit « cela est mien ? »
(191) Je suis seul, réellement pur et dénué d’attachement. J’ai les facultés de vision et de compréhension. Etant constant dans la méditation de la vraie nature du soi, je néglige toutes les formes qui me sont étrangères.